À travers ces caméras en résine qui composent l’installation Biomécanique d’un mouchard, nous pouvons apercevoir l’incrustation d’éléments anatomiques (œil de porc, cervelle de mouton). Cet assemblage constitué d’une anatomie et d’une mécanique nous donne à voir la construction de caméras vivantes rappelant le concept de cyborg. Ces dernières ont été pensées comme les acteurs d’un futur proche où les sociétés de contrôle continuent d’intensifier leurs politiques de surveillance. L’individu est devenu l’un des rouages principaux de ces dynamiques répressives au côté des nombreux outils déjà installé dans les différents espaces de vie. Il devient alors lui-même un système de surveillance, la caméra et lui ont fini par se fondre l’un dans l’autre.

Ici l’artiste cherche alors à souligner la subjectivité de ces types de politiques, dont la forme s’apparente très régulièrement à la délation.

Biomecanique d’un mouchard
Résine, oeil de porc, cervelle de mouton
Dimension variable – 2021